Avec l’arrivée de l’hiver, les infections des voies respiratoires sont courantes. La naturopathie peut vous permettre de les prévenir ou de les soigner en renforçant votre immunité à l’aide de produits 100 % naturels.
La première recommandation de la naturopathie est la prévention, grâce une alimentation et une hygiène de vie saines. Votre organisme sera à même d’éradiquer le virus sans contracter la maladie si votre état de santé ainsi que vos défenses immunitaires sont bons.
Les alcaliments
L’ail
Antiseptique et fébrifuge, l’ail aide à combattre les maladies infectieuses dont la grippe. De nombreuses études scientifiques ont prouvé ses propriétés antibactériennes et antifongiques.
Il sera consommé de préférence en condiment et cru, en l’ajoutant comme assaisonnement aux salades. On peut aussi composer un sirop maison à base de 2 gousses d’ail avec du persil et une cuillerée d’huile d’olive que l’on prend matin et soir.
L’ail est cependant déconseillé aux femmes allaitantes (altération du lait), aux personnes souffrant de dartres, de problèmes de peau, d’ulcères ou de brûlures d’estomac.
L’oignon
Antiseptique et anti-infectieux, l’oignon est très efficace contre les affections ORL. Comme l’ail, l’oignon sera plus efficace s’il est consommé cru. Ses vertus sont surtout dues à son huile essentielle qui peut disparaître avec la cuisson.
Pour les estomacs fragiles, il pourra être consommé sous forme de vin d’oignon, sous forme de sirop ou en décoction.
Le citron
Le citron est antiseptique, antibactérien et fébrifuge. Il est également riche en vitamine C. Il est donc particulièrement efficace dans les affections de la sphère ORL.
Pour prévenir comme pour guérir, il peut être bu chaud, mélangé à du miel de romarin, de thym ou de sapin ou utilisé dilué en gargarisme.
Le miel
Le miel est un bactéricide naturel. Les miels d’eucalyptus, de lavande, de thym et de sapin sont particulièrement indiqués pour lutter contre les infections respiratoires.
Contre la toux, vous pouvez presser un gros citron et y ajouter 5 cuillerées à soupe de miel. Mélanger le tout et prendre une cuillère à café au moment des quintes de toux.
Les vitamines
L’acérola, la vitamine C naturelle
La vitamine C est un anti-oxydant majeur et augmente la réponse immunitaire aux infections.
Elle peut être prise en prévention l’hiver pour mieux faire face aux infections ORL.
Il faut savoir que l’organisme tolère et assimile mieux les vitamines naturelles que les vitamines synthétiques. C’est pourquoi il est préférable de consommer de la vitamine C naturelle.
L’acérola provient de la cerise acérole du Brésil. Il faut cependant veiller à ce l’acérola soit de bonne qualité. Attention aux produits bas de gamme auxquels de la vitamine C synthétique a été ajoutée. Il faut impérativement vérifier la liste des ingrédients ; si les termes acide ascorbique, ascorbate de sodium, odium ascorbate, vitamine C, esther C, préparation de vitamine C apparaissent, il s’agit vraisemblablement d’un mélange d’acérola et de vitamine C synthétique.
Produit de confiance : VitaCerola du laboratoire Lescuyer.
Les compléments alimentaires
La propolis
La propolis est une substance collectée par les abeilles qui l’utilisent comme mortier anti-infectieux pour assainir la ruche. Grâce à ses proprіétés аntіseptіque, аntі-bаctérіenne et cіcаtrіsаnte, la propolis est un antibiotique naturel.
On peut acheter de la propolis sous forme de spray, de sirop ou de gommes à mâcher.
L’extrait de pépin de pamplemousse
L’extrait de pépin de pamplemousse est antibactérien et fongicide ; c’est un antibiotique naturel très puissant. L’extrait de pépin de pamplemousse ne présente pas d’effets toxiques et peut être utilisé par l’être humain et par les animaux. Il est également efficace pour soigner les aphtes et l’herpès.
Le chlorure de magnésium
C’est certainement un des remèdes naturels des plus désagréable à boire. Mais il est très efficace pour stimuler l’immunité.
On peut acheter le chlorure de magnésium en pharmacie ou en magasin diététique. On dilue un sachet de 20g dans 1 litre d’eau peu minéralisée et on le conserve au réfrigérateur pour diminuer sa saveur âcre et amère.
En cas de grippe, boire un verre toutes les heures jusqu’à amélioration des symptômes. Le chlorure de magnésium est également très efficace en cas de crampes nocturnes (à raison d’un à deux verres par jour) ou de tétanos (en injection intramusculaire lente, effectuée par un médecin).
Effet secondaire possible : diarrhée.
Contre-indication : insuffisance rénale ou hépathique, problèmes rénaux, déshydratation, hémophilie.
La phytothérapie
L’échinacée
L’échinacée (nom latin : echinacea) est une plante immuno-stimulante. Elle permet de mettre en alerte le système immunitaire. L’échinacée est utilisée principalement en prévention contre les refroidissements ou la grippe ou en début d’infection. Pour une efficacité maximale, il est préférable de consommer l’échinacée sous forme d’extrait liquide.
Il semble que l’Echinacea angustifolia et l’Echinacea pallida soient plus efficaces, mais aussi plus chers, que l’Echinacea purpurea.
Il est fortement déconseillé de prendre de l’échinacée plus de 8 semaines consécutives, car l’échinacée étant une plante stimulante du système immunitaire, elle risque d’affaiblir celui-ci si elle est prise sur une trop longue période.
Les personnes souffrant d’asthme ou d’allergies sont susceptibles d’être allergiques à l’échinacée.
Le thym
Le thym commun (nom latin : thymus vulgaris) est antiseptique et antitussif. Il calme la toux et aide à dégager les voies respiratoires.
Son principe actif provient surtout de son huile essentielle.
En phytothérapie, le thym s’utilise généralement en infusion ; il existe également sous forme de teinture mère, de sirop ou d’huile essentielle. Le thym peut également être utilisé en cuisine pour parfumer les plats.
La prudence est requise chez certaines personnes qui peuvent présenter une allergie au thym.
Les sirops de plantes
Je conseillerai ici deux sirops provenant du laboratoire Herbalgem.
Le sirop pour la respiration : expectorant, aide à dégager les voies respiratoires.
Le sirop est à base de de thym, de sureau, d’aunée. de teinture-mère d’echinacéa, de propolis, d’extraits de bourgeons de pin des montagnes et de peuplier, d’huile essentielle de myrte.
Le sirop pour les refroidissements : efficace en cas de refroidissement, ce sirop a un goût agréable pour les enfants.
Il est à base de sureau, de guimauve et de jeunes pousses de ronce.
En France, de nombreux stages de jeûne et randonnée sont organisés chaque année, en général par des naturopathes.
De tout temps, le jeûne a été associé à des pratiques spirituelles ou religieuses. C’est une des plus anciennes approches d’auto-guérison. Dans la nature, on a observé que les animaux cessent instinctivement de manger quand ils sont malades ou blessés.
Selon ses partisants, le jeûne contribuerait au maintien d’une bonne santé, au même titre qu’une alimentation saine, que l’exercice physique et la gestion des émotions.
Il convient de distinguer cures et jeûne. Le jeûne hydrique, le plus strict, consiste à ne boire que de l’eau pendant plusieurs jours, le repos complet est fortement conseillé pendant cette période. Dans les formes moins strictes, on peut également consommer des bouillons de légumes, des tisanes et des jus de fruits, pourvoyeurs de vitamines et de minéraux.
En France, on considère qu’il faut être en bonne santé pour entamer un jeûne, contrairement à l’outre-Rhin où le jeûne est devenu très populaire à partir des années 1960.
Les bénéfices du jeûne
Après deux ou trois jours de jeûne, les personnes constatent généralement une sensation de bien-être, un regain de vitalité et un meilleur sommeil.
Certains médecins contestent l’efficacité du jeûne en expliquant que l’organisme privé de nourriture fabrique des corps cétoniques à partir des graisses de réserve, au pouvoir encore plus dopant que le glucose utilisé habituellement par le cerveau ; ceux-ci enlèvent la sensation de faim et créent une fausse impression de bien-être.
Le protocole de jeûne
Pour être efficace, le jeûne doit durer au moins quelques jours, le jeûneur doit être au calme et de préférence en groupe, avec des activités physiques adaptées pour stimuler le processus d’élimination. Le jeûne n’est donc pas compatible avec une vie professionnelle et familiale.
La préparation au jeûne
Avant de jeûner, il est indispensable de se préparer en faisant une descente alimentaire progressive.
J-8 : suppression des produits raffinés à base de farine blanche, des sucreries et des excitants (café, thé noir, alcool, tabac).
J-6 : suppression des protéines animales, y compris les produits laitiers et les oeufs.
J-4 : suppression de tous les féculents (pain, riz, pâtes, légumineuses).
J-2 : on se nourrit uniquement de légumes verts, de fruits et de noix.
J-1 : on ne prend plus que des jus de fruits et de légumes.
Pendant ces quelques jours de descente alimentaire, on sera attentif aux réactions d’élimination qui pourraient déjà se manifester, l’organisme entamant le processus de détoxination. Plus l’organisme est intoxiqué, plus le protocole de descente alimentaire devra être allongé.
Les manifestations du corps pendant le jeûne
Ces réactions de l’organisme sont normales et témoignent du processus d’élimination : frilosité, maux de tête, mauvaise haleine, langue chargée, éruptions cutanées, urine foncée, nausées, sommeil perturbé, hypoglycémie passagère, baisse de tension, crampes musculaires, apparitions d’émotions, …
Les signaux d’arrêt du jeûne
Dans certains cas, le jeûne devra être arrêté, entre autre dans les cas suivants :
Malaises répétés avec sensation de perte de connaissance, syncopes
Chute de la tension artérielle < 8
Arythmie cardiaque répétée
Impossibilité de marcher
Absence d’urine
Crise d’acétone
Délire, hallucinations
Tétanie répétée
Bouffées d’angoisse
L’appel à un médecin peut également s’avérer indispensable.
La reprise alimentaire
Après le jeûne, on retournera progressivement à une alimentation normale sur une période de 6 jours :
Lors de la reprise alimentaire, on évitera à tout prix le sucre raffiné, le pain blanc et les produits à base de farine blanche, les excitants comme le café, le thé noir, l’alcool et le tabac, les aliments trop acides ou trop épicés.
Les contre-indications au jeûne
La pratique du jeûne n’est pas indiquée pour tout le monde, voici quelques contre-indications d’ordre général à respecter, entre autre :
Le diabète insulino-dépendant
L’insuffisance hépatique ou rénale
L’épilepsie
La présence d’un stimulateur cardiaque
La présence d’un organe greffé
Un cancer généralisé
L’anorexie, une maigreur importante
Des carences nutritionnelles avérées
L’hyperthyroïdie
La grossesse et l’allaitement
Les phases avancées de la maladie d’Alzheimer ou de la sclérose en plaques
Reportage télévisé de la chaîne de télévision Arte
Le 29 mars 2012, Arte a diffusé une émission intitulée « Le jeûne, une nouvelle thérapie ? ».
En Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des chercheurs ont étudiés les effets étonnants du jeûne sur les patients.
Aux Etats-Unis, une étude publiée en février 2012 a démontré que de courtes périodes de jeûne peuvent être aussi efficaces que la chimiothérapie dans le traitement de certains cancers chez les souris.
La cure de raisin est connue depuis au moins deux siècles comme étant une des thérapies naturelles de détoxination de l’organisme parmi les plus efficaces. Elle se fait en général vers le mois de septembre.
Le raisin est diurétique, riche en eau, en fibres et en potassium. Il est également reminéralisant grâce à sa teneur en magnésium, en calcium, en sélénium, en fer, en zinc et en phosphore.
Le raisin purifie le foie et les intestins.
Le principe de la cure de raisin est le suivant : on mange du raisin, rien que du raisin pendant plusieurs jours, pouvant aller jusqu’à deux ou trois semaines. Ceci permet de mettre le système digestif au repos en ne consommant qu’un seul aliment. Le corps utilisant jusqu’à 30 % de son énergie pour la digestion, il épargne ainsi une bonne partie de ces efforts et peut se concentrer sur l’élimination des toxines.
Selon votre forme, vous pouvez faire cette cure le week-end ou bien la faire tout en maintenant votre activité professionnelle.
Comme pour le jeune, il est nécessaire de préparer votre organisme à la cure en allégeant vos repas quelques jours avant de commencer la cure : supprimez plats riches, boissons alcoolisées, sucreries, chocolat, café.
En fin de cure, reprenez peu à peu une alimentation normale en commençant par les fruits et les légumes.
Les différents objectifs de la cure peuvent être :
La remise en forme et la revitalisation de l’organisme.
Un remède à certains maux quotidiens : constipation, insomnies, problèmes de peau, fatigue et nervosité.
Perte de poids.
Thérapeutique : maladies du tube digestif, des voies urinaires, maladies cardio-vasculaires, cancer, arthrite et rhumatisme
Autres : se défaire de mauvaises habitudes, temps de réflexion.
Préventive et curative, la cure de raisin est cependant contre-indiquée aux personnes atteintes de diabète de type 2, en raison des sucres qui passent très rapidement dans l’organisme.
La cure de raisin est déconseillée aux femmes enceintes et aux femmes qui allaitent.
Afin que l’efficacité de votre cure de raisin soit optimale, il est conseillé de la faire avec du raisin bio.
C’est une question qui fait débat et sur laquelle un certain nombre de personnes s’opposent : la consommation de protéines animales est-elle indispensable à l’être humain ?
En matière de diététique et de nutrition, il faut savoir qu’il existe de nombreuses études et théories qui se contredisent. Je vais donc tenter de vous apporter quelques éléments en faveur ou non du végétarisme.
Pourquoi devient-on végétarien ?
Différentes raisons peuvent nous pousser à devenir végétarien.
La santé : selon certaines études, le végétarisme permettrait d’être en meilleure santé car moins de toxines.
Éthique et respect des animaux : dans nos sociétés industrialisées, les animaux sont élevés dans des conditions abominables. Lorsque nous mangeons de la viande, nous ingurgitons le stress que les animaux ont subi lors de l’élevage et de l’abattage.
Religion : dans certaines religions, principalement orientales, l’animal est considéré comme étant un être incarné et ne doit donc pas être tué pour être mangé.
Écologie et environnement : pour produire de la viande, il faut nourrir les animaux avec des végétaux et leur donner de l’eau. Ces ressources pourraient être consacrées à nourrir les populations qui ont faim. De plus, l’élevage des bovins serait responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre.
Végétarisme et végétalisme
Le végétarisme
Les végétariens ne mangent en principe pas de chair animale (poisson, viande) mais consomment des protéines animales sous forme d’oeufs et de produits laitiers (yaourts, fromages, lait). Certains végétariens consomment néanmoins du poisson.
Les végétariens sont plus susceptibles que les autres de présenter des carences en micronutriments absents ou peu assimilables dans les végétaux : la vitamine B12, le fer, le zinc et les oméga 3.
Le végétalisme
Les végétaliens ne consomment aucun produit d’origine animale ; ils se nourrissent donc uniquement de fruits, de légumes, de légumineuses et de céréales. Le risque de carence en micro-nutriments est encore plus accru que chez les végétariens.
L’utilité des protéines
Les protéines sont indispensables à la vie, ce sont les briques de construction de notre organisme : os, muscles, organes, enzymes, hormones, anticorps, croissance, renouvellement et restauration des tissus de l’organisme.
Certains acides aminés, dits essentiels, sont nécessaires à la fabrication de ces protéines et ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme. Ils doivent donc être apportés par l’alimentation.
Les besoins de l’être humain en protéines
Chez l’humain, on compte huit acides aminés qui sont essentiels à l’organisme : le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine et l’isoleucine. Deux autres acides aminés, l’histidine et l’arginine, sont dits semi-essentiels car seuls les nourrissons en ont besoin.
Au cours d’un même repas, tous les acides aminés essentiels doivent être présents en quantité suffisante. Ce sont ces « briques » qui vont servir après une digestion complète à la fabrication des protéines pour notre organisme.
Lorsque l’un des acides aminés essentiel est manquant, la protéine ne pourra pas être synthétisée et les acides aminés excédentaires sont éliminés (pas de stockage possible). Ceci va entraîner des carences protéiques ainsi qu’une surcharge pour les organes d’élimination.
En moyenne, on considère qu’il faut consommer 1 gramme de protéine par jour et par kilo de poids corporel.
Différence entre les protéines animales et les protéines végétales
Les oeufs, la viande et le poisson contiennent tous les acides aminés essentiels dans les bonnes proportions.
Par contre, les végétaux ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels. Les céréales (pâtes, riz, …) sont carencées en lysine, en thréonine et en isoleucine, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs, …) en tryptophane, en cystine et en méthionine, les oléagineux (noix, noisettes, amandes, …) sont déficients en lysine.
Pour avoir une alimentation végétarienne équilibrée, contenant tous les acides aminés essentiels au cours du même repas, il faut donc associer :
Céréales et légumineuses : un repas bien équilibré devrait comporter 2/3 de céréales et 1/3 de légumineuses. De nombreux plats traditionnels sont basés sur cette composition : couscous + pois chiches au Maghreb, riz + lentilles en Inde, maïs + haricots rouges au Mexique, sarrasin + haricots blancs en Chine
Céréales et produits laitiers : pizzas, pâtes au fromage.
Oléagineux + légumineuses : bien en théorie, mais en pratique je ne vois pas très bien un plat avec des lentilles aux noix.
Le soja est une légumineuse bien équilibrée en acides aminés essentiels, cependant il contient une quantité de purines élevée et supérieure à celle de la viande et est donc à consommer avec modération.
Le quinoa, généralement considéré comme céréale, est une légumineuse qui contient aussi tous les acides aminés essentiels.
Valeurs biologiques des protéines
Aliment
Valeur biologique
Oeuf entier
100
Lait de vache
91
Blanc d’oeuf
88
Poisson
83
Boeuf
80
Poulet
79
Soja
74
Riz
59
Blé
54
Le point de vue de la médecine traditionnelle chinoise
Au niveau énergétique chinoise, les protéines animales sont plutôt de nature yang (énergie masculine, combative), les protéines végétales sont plutôt de nature yin (énergie féminine).
Même si les protéines végétales peuvent avoir la même valeur nutritive au niveau des acides aminés, elles n’auront pas la même polarité que les protéines animales.
La médecine traditionnelle chinoise classe également les aliments selon cinq natures : froide, fraîche, neutre, tiède ou chaude.
Le froid et le frais appartiennent au yin, le tiède et le chaud appartiennent au yang. Selon leur nature, les aliments réchauffent ou refroidissent l’énergie de l’être et il convient d’équilibrer les repas en fonction de l’effet énergétique des aliments.
Les aliments sont également classés parmi cinq saveurs : acide, amer, doux, piquant et salé.
Pour une alimentation équilibrée, il est essentiel d’harmoniser les différentes saveurs et de ne pas privilégier la consommation répétée d’aliments appartenant à une saveur spécifique.
Le point de vue de Robert Masson, naturopathe
Le naturopathe Robert Masson, fondateur du C.E.N.A., se distingue de nombre de ses confrères en affirmant que la consommation de chair animale est indispensable à l’être humain. Il conseille de consommer quotidiennement environ 150 grammes de viande, de poisson ou d’oeufs midi et soir pour un individu de 70 kilos.
Selon son point de vue, les corps gras d’origine animale apportent à l’organisme des éléments indispensables à l’être humain, entre autre :
Du cholestérol indispensable à la fabrication de la vitamine D3.
De la vitamine D3 absente des végétaux ; cette vitamine règle le mécanisme calcique.
De la vitamine A ; lorsque le foie est en bon état, cette vitamine peut être synthétisée à partir du bétacarotène des végétaux ; mais malheureusement, le foie n’est pas en bon état chez tout le monde.
De la vitamine B12 également absente selon lui de TOUS les végétaux y compris la spiruline et le soja fermenté ; la supplémentation à long terme de vitamine B12 artificielle favoriserait l’explosion de tout cancer latent.
Des acides gras EPA-DHA qui sont très rares dans les végétaux et en quantité insignifiante.
Des acides gras saturés indispensables à la combustion cardiaque et musculaire.
Il considère également que la complémentarité céréales-légumineuses n’existe pas, car même si tous les acides aminés essentiels sont présents certains le sont en quantité insuffisante. L’organisme utilisant les acides aminés au prorata du plus manquant, le végétarisme provoquera immanquablement des carences.
De plus même en bonne proportion, les acides aminés d’origine végétale étant enfermés dans un contexte fibreux, le système digestif de l’être humain aura beaucoup de mal à les extraire. Ils seront donc peu bio-disponibles.
Consommation de viande et développement du cerveau humain
Selon Leslie Aiello, chercheur britannique, la consommation accrue de viande a pu favoriser le développement du cerveau chez l’être humain. La digestion a un coût métabolique important pour l’organisme et le cerveau est gourmand en glucose. A partir du moment où les humains se sont mis à manger de la viande, dont la digestion est aisée, la charge métabolique qui pesait sur l’intestin a pu être dédiée au développement d’un gros cerveau.
Dès lors, que faire ?
Chaque être humain est différent : un régime végétarien, voir végétalien, pourra convenir parfaitement à un individu et pas à un autre.
De nombreux peuples vivent en bonne santé avec une alimentation végétarienne, d’autres peuples ont une nourriture très carnée.
Je conseille donc tout d’abord de vous observer : que se passe t-il au niveau de ma santé si je ne consomme plus de chair animale ? Suis-je mieux ? Certaines pathologies sont-elles apparues, disparues ? Y a t-il eu amélioration ou aggravation ?
Quel est mon bilan sanguin, l’aspect de mes ongles, de ma peau, de mes cheveux ?
Si je vais moins bien : que m’apporte la consommation de viande ? Dans la vie, suis-je une personne plutôt combative, compétitive, qui a besoin d’énergie yang pour fonctionner correctement ?
Dans le cadre d’une diététique du juste milieu, je conseillerai plutôt :
D’alterner les protéines végétales et les protéines animales en variant oeufs, poisson et viande.
De consommer uniquement de la viande, du poisson et des oeufs bio, provenant d’élevages d’animaux bien traités et respectés.
Si vous ne voulez pas consommer de chair animale, d’être végétarien plutôt que végétalien.
Le drainage de l’organisme est une pratique fondamentale en naturopathie qui consiste à éliminer les toxines. Il est essentiel de drainer et de régénérer son foie au moins deux fois par an pour le soulager et lui permettre d’accomplir correctement sa tâche.
Le printemps est la saison du foie en médecine traditionnelle chinoise, c’est à ce moment que son énergie est la plus haute et donc le moment propice pour l’activer.
Pratiquez de temps en temps quelques jours de monodiète de fruits, par exemple le week-end. Les autres jours, mangez léger : les menus avec entrée, plat, vin, dessert et café fatiguent le foie et accroissent le stockage des graisses.
Vous pouvez également vous aider de la phytothérapie, notamment :
L’artichaut : il accroît la production de bile, permet d’agir contre l’hypercholestérolémie et le syndrome de l’intestin irritable.
Le radis noir : cette plante entraîne une vidange de la vésicule biliaire, facilite le transit, génère une production de bile et a une action positive sur les allergies.
Le chardon-marie et le desmodium : protègent et regénèrent la cellule hépatique.
Le curcuma : c’est une plante puissamment hépato-protectrice qui protège également la muqueuse gastrique. Également anti-inflammatoire pour les personnes souffrant d’arthrite ou d’arthrose et antioxydante majeure. La curcumine aurait une action anti-cancéreuse. C’est cette plante qui donne la couleur jaune du curry.
Quelques produits recommandés :
Hepactif de Fitoform
Radis noir/artichaut de Super Diet (mais attention, le goût comme l’odeur sont désagréables).
Oligo Detox de Oligosanté, qui peut être associé à Drainophytol et à Prolactik pour reconstituer la flore intestinale.
Pranadraine de Pranarom
Si vous avez des problèmes de santé sérieux, n’entamez pas de drainage sans consulter un médecin naturothérapeute.
Si vous souhaitez rester en forme et en bonne santé, commencez par appliquer ces quelques conseils :
Vie professionnelle : choisissez un métier qui vous plait. Il n’y a rien de pire que de partir travailler tous les matins à contre-coeur et d’attendre que le week-end ou les vacances arrivent. Il vaut parfois mieux gagner moins mais être épanoui dans sa vie professionnelle.
Faites vous plaisir : sortez en famille ou avec des amis, payez-vous de temps en temps un petit extra qui vous fera plaisir et vous détendra (un bon restaurant, un massage relaxant, un cinéma, …).
Alimentation : mangez de façon équilibrée, de préférence des aliments bio, de saison et de région. Privilégiez les légumes et les fruits frais, consommez les protéines animales avec modération.
Contrairement à la médecine classique, la naturopathie déconseille la consommation des produits laitiers, particulièrement ceux provenant du lait de la vache. Ceux-ci favoriseraient les allergies, le cancer, le diabète, l’obésité et l’ostéoporose.
Évitez les aliments trop raffinés comme les farines blanches et les sucres rapides. Si vous digérez mal, optez plutôt pour des céréales semi-complètes.
Pour sucrer vos préparations, prenez du sucre de canne complet (qui a gardé toutes les vitamines et les oligo-éléments) ou de la stévia qui est un édulcorant végétal naturel.
Ne consommez pas de produits allégés à base d’aspartame, ce dernier est considéré comme toxique pour l’organisme.
Modérez votre consommation de café et d’alcool. Préférez le vin rouge au vin blanc et au vin rosé, limitez votre consommation à un verre par jour pour accompagner le repas principal.
Bannir l’utilisation du micro-ondes : en effet, ce moyen de cuisson moderne et rapide dévitalise les aliments, modifie leur structure moléculaire ainsi que leurs caractéristiques physico-chimiques. Préférez la cuisson à la vapeur qui préserve le mieux la qualité des aliments.
Prenez vos repas dans la bonne humeur : une alimentation saine mais prise dans de mauvaises conditions peut vous être plus nocive qu’un repas moyennement sain pris dans la joie et la bonne humeur avec des collègues ou des amis.
Buvez de l’eau peu minéralisée, évitez sodas et coca-cola qui sont néfastes pour l’organisme et pourraient favoriser l’ostéoporose. Le thé vert a également de nombreuses vertus, mais soyez attentifs si vous avez une tendance à l’anémie car le thé est chélateur du fer.
Faites régulièrement de l’exercice : de préférence le matin et dans la nature. Selon vos affinités et votre forme physique : marche, bicyclette, roller, natation, …
Gérez vos émotions : la gestion des émotions est primordiale dans la préservation de la santé. Certaines pathologies ont une origine psycho-somatique et se déclarent suite à un choc émotionnel non géré.
Relaxez-vous : octroyez vous des instants de pause pour vous détendre, par exemple quand vous rentrez du travail ou le week-end. Plusieurs fois dans la journée, respirez profondément en utilisant la respiration ventrale. Certaines disciplines orientales comme le Qi Gong, le Tai-Chi ou le Yoga peuvent vous aider à vous relaxer et à chasser les tensions.
Dormez bien et suffisamment : un manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité finira par affaiblir votre organisme.
Respectez le rythme des saisons : l’hiver est une saison propice au repos, soyez moins actif et sauf impératif de santé n’entamez ni régime, ni cure de détoxination.
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