Faut-il manger de la viande ?

C’est une question qui fait débat et sur laquelle un certain nombre de personnes s’opposent : la consommation de protéines animales est-elle indispensable à l’être humain ?
En matière de diététique et de nutrition, il faut savoir qu’il existe de nombreuses études et théories qui se contredisent. Je vais donc tenter de vous apporter quelques éléments en faveur ou non du végétarisme.

Pourquoi devient-on végétarien ?

Différentes raisons peuvent nous pousser à devenir végétarien.

  1. La santé : selon certaines études, le végétarisme permettrait d’être en meilleure santé car moins de toxines.
  2. Éthique et respect des animaux : dans nos sociétés industrialisées, les animaux sont élevés dans des conditions abominables. Lorsque nous mangeons de la viande, nous ingurgitons le stress que les animaux ont subi lors de l’élevage et de l’abattage.
  3. Religion : dans certaines religions, principalement orientales, l’animal est considéré comme étant un être incarné et ne doit donc pas être tué pour être mangé.
  4. Écologie et environnement : pour produire de la viande, il faut nourrir les animaux avec des végétaux et leur donner de l’eau. Ces ressources pourraient être consacrées à nourrir les populations qui ont faim. De plus, l’élevage des bovins serait responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre.

Végétarisme et végétalisme

Le végétarisme

Les végétariens ne mangent en principe pas de chair animale (poisson, viande) mais consomment des protéines animales sous forme d’oeufs et de produits laitiers (yaourts, fromages, lait). Certains végétariens consomment néanmoins du poisson.
Les végétariens sont plus susceptibles que les autres de présenter des carences en micronutriments absents ou peu assimilables dans les végétaux : la vitamine B12, le fer, le zinc et les oméga 3.

Le végétalisme

Les végétaliens ne consomment aucun produit d’origine animale ; ils se nourrissent donc uniquement de fruits, de légumes, de légumineuses et de céréales. Le risque de carence en micro-nutriments est encore plus accru que chez les végétariens.

L’utilité des protéines

Les protéines sont indispensables à la vie, ce sont les briques de construction de notre organisme : os, muscles, organes, enzymes, hormones, anticorps, croissance, renouvellement et restauration des tissus de l’organisme.
Certains acides aminés, dits essentiels, sont nécessaires à la fabrication de ces protéines et ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme. Ils doivent donc être apportés par l’alimentation.

Les besoins de l’être humain en protéines

Chez l’humain, on compte huit acides aminés qui sont essentiels à l’organisme : le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine et l’isoleucine. Deux autres acides aminés, l’histidine et l’arginine, sont dits semi-essentiels car seuls les nourrissons en ont besoin.
Au cours d’un même repas, tous les acides aminés essentiels doivent être présents en quantité suffisante. Ce sont ces « briques » qui vont servir après une digestion complète à la fabrication des protéines pour notre organisme.
Lorsque l’un des acides aminés essentiel est manquant, la protéine ne pourra pas être synthétisée et les acides aminés excédentaires sont éliminés (pas de stockage possible). Ceci va entraîner des carences protéiques ainsi qu’une surcharge pour les organes d’élimination.
En moyenne, on considère qu’il faut consommer 1 gramme de protéine par jour et par kilo de poids corporel.

Différence entre les protéines animales et les protéines végétales

Les oeufs, la viande et le poisson contiennent tous les acides aminés essentiels dans les bonnes proportions.
Par contre, les végétaux ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels. Les céréales (pâtes, riz, …) sont carencées en lysine, en thréonine et en isoleucine, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs, …) en tryptophane, en cystine et en méthionine, les oléagineux (noix, noisettes, amandes, …) sont déficients en lysine.

Pour avoir une alimentation végétarienne équilibrée, contenant tous les acides aminés essentiels au cours du même repas, il faut donc associer :

  • Céréales et légumineuses : un repas bien équilibré devrait comporter 2/3 de céréales et 1/3 de légumineuses. De nombreux plats traditionnels sont basés sur cette composition : couscous + pois chiches au Maghreb, riz + lentilles en Inde, maïs + haricots rouges au Mexique, sarrasin + haricots blancs en Chine
  • Céréales et produits laitiers : pizzas, pâtes au fromage.
  • Oléagineux + légumineuses : bien en théorie, mais en pratique je ne vois pas très bien un plat avec des lentilles aux noix.

Le soja est une légumineuse bien équilibrée en acides aminés essentiels, cependant il contient une quantité de purines élevée et supérieure à celle de la viande et est donc à consommer avec modération.
Le quinoa, généralement considéré comme céréale, est une légumineuse qui contient aussi tous les acides aminés essentiels.

Valeurs biologiques des protéines

Aliment Valeur biologique
Oeuf entier 100
Lait de vache 91
Blanc d’oeuf 88
Poisson 83
Boeuf 80
Poulet 79
Soja 74
Riz 59
Blé 54

Le point de vue de la médecine traditionnelle chinoise

Au niveau énergétique chinoise, les protéines animales sont plutôt de nature yang (énergie masculine, combative), les protéines végétales sont plutôt de nature yin (énergie féminine).
Même si les protéines végétales peuvent avoir la même valeur nutritive au niveau des acides aminés, elles n’auront pas la même polarité que les protéines animales.
La médecine traditionnelle chinoise classe également les aliments selon cinq natures : froide, fraîche, neutre, tiède ou chaude.
Le froid et le frais appartiennent au yin, le tiède et le chaud appartiennent au yang. Selon leur nature, les aliments réchauffent ou refroidissent l’énergie de l’être et il convient d’équilibrer les repas en fonction de l’effet énergétique des aliments.
Les aliments sont également classés parmi cinq saveurs : acide, amer, doux, piquant et salé.
Pour une alimentation équilibrée, il est essentiel d’harmoniser les différentes saveurs et de ne pas privilégier la consommation répétée d’aliments appartenant à une saveur spécifique.

Le point de vue de Robert Masson, naturopathe

Le naturopathe Robert Masson, fondateur du C.E.N.A., se distingue de nombre de ses confrères en affirmant que la consommation de chair animale est indispensable à l’être humain. Il conseille de consommer quotidiennement environ 150 grammes de viande, de poisson ou d’oeufs midi et soir pour un individu de 70 kilos.
Selon son point de vue, les corps gras d’origine animale apportent à l’organisme des éléments indispensables à l’être humain, entre autre :

  • Du cholestérol indispensable à la fabrication de la vitamine D3.
  • De la vitamine D3 absente des végétaux ; cette vitamine règle le mécanisme calcique.
  • De la vitamine A ; lorsque le foie est en bon état, cette vitamine peut être synthétisée à partir du bétacarotène des végétaux ; mais malheureusement, le foie n’est pas en bon état chez tout le monde.
  • De la vitamine B12 également absente selon lui de TOUS les végétaux y compris la spiruline et le soja fermenté ; la supplémentation à long terme de vitamine B12 artificielle favoriserait l’explosion de tout cancer latent.
  • Des acides gras EPA-DHA qui sont très rares dans les végétaux et en quantité insignifiante.
  • Des acides gras saturés indispensables à la combustion cardiaque et musculaire.

Il considère également que la complémentarité céréales-légumineuses n’existe pas, car même si tous les acides aminés essentiels sont présents certains le sont en quantité insuffisante. L’organisme utilisant les acides aminés au prorata du plus manquant, le végétarisme provoquera immanquablement des carences.
De plus même en bonne proportion, les acides aminés d’origine végétale étant enfermés dans un contexte fibreux, le système digestif de l’être humain aura beaucoup de mal à les extraire. Ils seront donc peu bio-disponibles.

Consommation de viande et développement du cerveau humain

Selon Leslie Aiello, chercheur britannique, la consommation accrue de viande a pu favoriser le développement du cerveau chez l’être humain.
La digestion a un coût métabolique important pour l’organisme et le cerveau est gourmand en glucose. A partir du moment où les humains se sont mis à manger de la viande, dont la digestion est aisée, la charge métabolique qui pesait sur l’intestin a pu être dédiée au développement d’un gros cerveau.

Dès lors, que faire ?

Chaque être humain est différent : un régime végétarien, voir végétalien, pourra convenir parfaitement à un individu et pas à un autre.
De nombreux peuples vivent en bonne santé avec une alimentation végétarienne, d’autres peuples ont une nourriture très carnée.
Je conseille donc tout d’abord de vous observer : que se passe t-il au niveau de ma santé si je ne consomme plus de chair animale ? Suis-je mieux ? Certaines pathologies sont-elles apparues, disparues ? Y a t-il eu amélioration ou aggravation ?
Quel est mon bilan sanguin, l’aspect de mes ongles, de ma peau, de mes cheveux ?
Si je vais moins bien : que m’apporte la consommation de viande ? Dans la vie, suis-je une personne plutôt combative, compétitive, qui a besoin d’énergie yang pour fonctionner correctement ?

Dans le cadre d’une diététique du juste milieu, je conseillerai plutôt :

  • D’alterner les protéines végétales et les protéines animales en variant oeufs, poisson et viande.
  • De consommer uniquement de la viande, du poisson et des oeufs bio, provenant d’élevages d’animaux bien traités et respectés.
  • Si vous ne voulez pas consommer de chair animale, d’être végétarien plutôt que végétalien.
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23 réponses à Faut-il manger de la viande ?

  1. Barney Mercury dit :

    Tres bon blog =) bonne continuation

  2. santé dit :

    Bon article. L’article est complémentaire au miens.

  3. Magnolia dit :

    je ne pense pas que la viande soit indispensable à la santé ,pour plusieurs raisons.
    nous sommes à 99% semblable génétiquement aux grands primates(gorilles )et ils ne mangent pas les autres animaux.
    je ne pense pas non plus que la viande aie quelques rapport que ce soit avec l’intelligence humaine ni la grosseur du cerveau!si c’était le cas,les tigres ,lions loups et autres carnivore seraient déjà sur mars depuis longtemps:)
    tout cela est du bourrage de crâne!il n’y a jamais eux autans de maladies et de problème de santé !
    Croyez vous que en mangeant ces pauvres animaux maltraiter enfermés martyrisés et mal nourris!vous êtes en bonne santé?
    Et bien moi je suis persuadé du contraire!

    • nicolas dit :

      Il y a un cour metrage « le jugement » tres beau et vraiment complet je te ou vous le conseils

    • ted dit :

      En voyant ce blog j’etais en train de me demander si la propagande ne continuait pas encore sur le net… Renseignez vous comme il se doit avant de faire n’importe quoi, la viande n’est pas « indispensable » bien au contraire elle est meme responsable de certain effets néfaste sur le corps, j’en dirai pas plus renseignez vous de vous meme si vous le voulez. Merci magnolia pour ton commentaire ca soulage de voir que des gens ouvrent encore les yeux dans ce monde.

    • RedVelvetPanda dit :

      Magnolia – impertinence et insolence, sans parler du manque d’observation apparente de l’article en question.
      Je suis MOI AUSSI contre les maux infligés à l’animal en général – mais les argument extrémistes me sortent par les trous de nez : ce n’est pas en réagissant avec outrecuidance que l’on encouragerait quiconque à modifier ne ce serait-ce qu’un tantinet leur régime alimentaire.C’est bien connu, une absolue objection risque de nombreuses railleries si elle n’a pas d’autorité intellectuelle. Par rapport à l’article, je le trouve très bien écrit et fourni, il dissipe nettement les doutes – évidemment, ici le sujet n’est pas forcément de traiter de la cause animale, mais à voir la réaction de Magnolia…Pour ne pas faire de sobriquet malentendu : ça me gave. Limiter, réduire la consommation de viande personnelle, je n’aurais rien contre : il est évident que le problème n’est pas le consommateur, mais l’idée qu’on se fait de lui – généralement une source de profit. Quel individu dans sa digne conscience accepterais VOLONTIERS de blinder, par exemple, les élevages (terrestres ou marins) d’antibitiotiques causant la résistance des bactéries pour lesquelles l’on traitait, à l’origine, risquant ainsi des souches bactériennes terriblement fraîches ?
      BREF – traiter un sujet, ça se fait avec tact, intelligence, et factualité argumentative, en somme, Magnolia, dehors. Sortez. Levez les yeux, doit y avoir un de ces lumineux panneaux de sortie de secours, dont le bonhomme blanc court sur fond vert, avec des flammes dans le dos.
      Le seul arrangement qui existe n’est pas extrémiste, et prend en compte, par exemple, l’évidence – on mange de la viande de nos jours, et c’est pas pour autant qu’on en meurt instantanément, ni que cela nous fasse du mal (hors viande contaminée, pesticides, engrais, antibios, maltraitée), que cela fait plus que des millénaires que nous avons eu le temps d’évoluer – rien que pour digérer le lactose après l’enfance, en v’là une, d’évolution – donc – eu le temps d’évoluer, en faveur de la consommation de viande, nous sauvant probablement ainsi la peau à plusieurs reprises, et, si, manque de souplesse intellectuelle, on cherche encore à lâcher obstinément le « c’est des êtres vivants », eh bien oui, et ils se mangent parfois entre eux, et les végétaux aussi sont vivants, et parfois même, eux aussi sont carnivores.
      Est-ce que pour autant j’irais me comporter en animal? En végétal? Haha. Rien n’est aussi simple que strictement bon, ou mauvais,la complexité est de découvrir ce qu’il y a de juste, et de vrai.
      De rationnel, plutôt que de capricieusement outré. Sincèrement on pourrait faire avec moins d’impressions mal fondées personnelles dans le monde, sûr que ça aiderait énormément la planète si un quart d’heure les gens prenaient le temps de se référer à la vérité – ce truc qu’on appelle la réalité, et qui contient certaines choses plus ou moins évidentes. Comme – ouais, les millénaires d’inclusion de chair dans notre régime alimentaire. Comme les propos du courageux Robert Masson, qui révèle des choses somme toute pertinentes, dans un milieu saturés de divas susceptibles de venir lui lâcher une morale gratuite, mais erronée. Les gens qui disent ce qu’ils savent, je trouve ça chouette, ceux qui se plantent en disant ce qu’il faut penser, en revanche, ça c’est la fange.

      Sinon, bon courage avec la suite, on n’est pas si différents à part l’optique avec laquelle nous traitons l’information – on préfèrerais tous avoir du boulot, manque de bol, le soin humain, l’attention, est remplacée par la machine, mécanique, et sans attention, et de là, qui soigne les bêtes? Et comment? Je mange de la viande, et je tiens à cette faculté génétique, je ne tiens pas à régresser, ni à devenir exclusivement carnivore : en revanche, je sais que l’espèce humains manque énormément de reconnaissance, et même, ne peut produire cette reconnaissance, face à la fadeur, et l’inconsistance, d’une nourriture industrielle – qu’elle soit végétale ou animale. Bien sûr, il a cela de plus que nous nous identifions davantage encore aux animaux, qui ont une qualité organique plus proche de la notre (ils se déplacent, s’agitent, communiquent, et en fin de compte sont des organismes de nature animale) ce qui nous dérange.
      Cependant il est complètement futile, voir même encombrant de réagir théâtralement, sans en plus prêter d’argumentation pertinente à fournir aux commentaires. Il s’agit là plus de méthodologie veillant à la pertinence, et à la convention argumentative plutôt que de simplement faire abstraction d’un article dont le tact et l’impartialité sont, à vrai dire, largement plus profus que mon commentaire,et sont, de plus, exquis.
      Bref on voit que certaines lignes ont été sautées.-___________-‘

      • kas-limaal dit :

        Le commentaire ci-dessus est pertinent.

      • Joly dit :

        Je suis parfaitement d’accord avec ce commentaire !!

      • Ju dit :

        Juste merci. Merci, merci, merci pour ce commentaire constructif et pertinent.

        Signé : Une omnivore qui en a assez de ne lire que des commentaires de végétariens/végétaliens inutiles (ce qui est bien dommage vu que la majorité d’entre eux ne tiennent pas un discours aussi immature que « tu tue des bébés lapins, c’est pas bien !!! »)

    • Socratesse dit :

      Nous ne sommes pas des herbivores, voyez un peu la longueur de l’intestin des primates comparé au nôtre!
      Identiques à 99% et heureusement…c’est ce 1% qui fait toute la diffence et nous a permis de developper cette intelligence abstraite et symbolique, ce dont les primates sont peu compétents à Realiser.
      Il faut en effet beaucoup se documenter et ne pas se contenter du peu.

      Je suis une ancienne vegan, ce mode alimentaire a failli me tuer.

    • Joly dit :

      Faux, certains primates peuvent consommer de la chair animale

  4. suzanne daudon dit :

    J’ai lu votre blog avec intérêt
    Il faut savoir qu’un végétarien ne mange en aucun cas des animaux, il mange les sous produits oeufs lait fromage ….. mais pas et jamais de poisson. Une personne qui ne mange pas de viande mais mange du poisson n’est pas végétarien, c’est juste quelqu’un qui ne mange pas de viande.

    Pour info un végétarien coûte dans sa vie 3 fois moins cher à sécurité sociale qu’un omnivore.

  5. roko dit :

    la viande ça pourri le corps plus vite, c’est à dire que ça fait vieillir la personne plus vite. Mais si on recherche la force en musculation comme être recordman du monde du développé couché torse nu sous la barre (317,5 KG) ; là , jusqu’à preuve du contraire c’est impossible (il faut se doper et obligatoirement manger de la viande). c’est aussi la meilleur façon de limiter aussi l’obésité. Pour ma part la souffrance animal passe avant tout ; c’est pourquoi je n’en mangerai JAMAIS!!!

  6. cado dit :

    Mais es que il existe des livres ou site qui donne plein de combinaison d’allimentation ppur et vegetarienne et non carancé ?
    Merci de me donner des sites ou reference de livre

  7. jacques TURCHET dit :

    Bonjour,
    Je vois que la guerre entre la consommation des protéines animales et végétales continue à grand coup d’arguments mais quand est il en réalité, qui à raison et qui à tord, personne aussi savant soit-il ne peut vraiment répondre à cette question. Durant des années j’ai cherché la vérité dans la littérature philosophique, scientifique et technique, j’ai étudié la biochimie et la biologie nutritionnelle avec la plus grande attention avec des grands spécialistes en France et dans d’autres universités, j’ai également étudié le rapport entre la santé et l’alimentation durant des années dans la littérature, les centre hospitaliers et les écoles universitaires, cela m’a pris du temps et surtout coûté une fortune mais je n’ai jamais vraiment jamais trouvé une réponse indiscutable. la science officielle n’étant pas concluante à mes recherches, je me suis lancé dans l’étude de la naturopathie avec des grands maîtres en France et en dehors des frontières dans des facultés très sérieuses ayant pignon sur rue et accréditées par l’état relatif, j’y ai suivi les formations complètes jusqu’à la thèse mais je n’ai pas trouvé l’indiscutable.
    Comme il faut quand même travailler pour vivre sur cette planète et surtout dans notre société, j’ai occupé diverses fonctions durant ma carrière car il fallait bien payer les études, j’ai eu la chance d’avoir plusieurs formations et diplômes dans des spécialités différentes qui m’ont permis de voyager tout en travaillant sur place pour différents organismes et groupes internationaux. J’ai donc décidé d’étudier sur place le mode de vie des différentes ethnies vivant un peu retranchées de la civilisation, certaines mangeaient de la viande, d’autres pas du tout et n’avaient pas de carence protéiques et j’ai constaté que les consommateurs de végétaux étaient bien différents que les consommateurs de viande, ils étaient plus calmes, moins colériques et avaient une meilleurs résistances physique à l’effort soutenu, leur état de santé était bon et les enfants se développaient normalement, j’ai voulu approfondir le sujet et j’ai constaté que les végétarien consommaient aussi du miel en rayon avec le pollen stocké par les abeilles. Ayant été apiculteur moi même depuis mon enfance avec un grand père maternel qui possédaient un grand rucher et qui m’a enseigné la science des abeilles, je dois lui rendre hommage aujourd’hui car c’était un philosophe et un sage et je lui dois beaucoup, paix à son âme. Suite à cette découverte, j’ai pris contact avec les spécialistes du pollen de l’époque dont Rémy Chauvin qui a été le premier en France à étudier le pollen des abeilles dans l’alimentation humaine et animale, nous avons échangé nos idées et nos expériences durant des années mais c’est en Yougoslavie que j’ai vraiment découvert les vertus du pollen des rayons avec le laboratoire de recherche de la MEDEX en 1969, le pollen des rayons est à lui seul un aliment complet très riche en protéine. je ne vais pas parler ici de mes expériences de ce pollen pour combler les carences protéiques en Afrique avec ce pollen sur le Marasme et le kwashiorkor car serait trop long et ce n’et pas le but, ceci à fait l’objet d’une de mes thèses de doctorat.
    Pour en revenir à notre sujet primaire, suite à tout ce que je savais et que j’avais constaté, j’ai voulu essayé sur moi même la suppression totale de la viande durant un séjour en Centrafrique, durant deux ans, j’e n’ai vécu qu’avec des fruits et des légumes frais bien sur, un peu d’arachides, du miel et du pollen car j’avais développé l’apiculture sur place avec la collaboration d’un ami d’une communauté religieuse pour qui j’au une grande estime et avec lequel je suis toujours en relation aujourd’hui car il est lui aussi rentré en France car nous avons pratiquement le même âge. Au terme de ces deux années, j’ai voulu en savoir un peu plus sur mon état de santé et j’ai fait effectuer des analyses biologiques et biochimiques pour rechercher les carences par différents laboratoires en France qui m’ont tous confirmé qu’il n’y avait pas de carences protéiques, calciques vitaminiques etc., j’en fut le premier surpris mais cette fois j’avais la confirmation que l’humain pouvait se passer de viande, je suis toujours végétarien aujourd’hui, j’ai toujours une grande activité malgré ma retraite, je fais beaucoup de sport (cyclisme et culture physique analytique aux charges progressives) sans avoir de problème particulier, je fait régulièrement des analyses biologiques et des tests d’efforts pour confirmer ce que j’affirme, affaire à suivre.
    J’affirme aujourd’hui que l’humain peut se passer de viande, c’est certain mais attention, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, on ne devient pas végétarien d’un coup de baguette magique du jour au lendemain sans connaissances médicales approfondies car cela peut être dangereux. Pour passer de l’un à l’autre, il faut faire un bilan de santé approfondi et ensuite se faire suivre par un spécialiste compétent durant toute la période de rééducation digestive et mentale car le mental joue un rôle majeur dans cette transition, on ne peut pas imposer le végétarisme, il faut que cela vienne de la personne elle même dans le cas contraire c’est un échec assuré. Trop de personne achète un livre sur le sujet et se jette dans un végétarisme irraisonné du jour au lendemain sans suivi et se retrouvent à l’hôpital rapidement, je déconseille impérativement cette méthode.

    J.TURCHET

    • Votre témoignage est très intéressant.
      De par mon expérience personnelle et des personnes que j’ai rencontrées en consultation, je dirais que ce qui convient à une personne ne convient pas forcément à une autre.
      Certaines personnes sont mieux en étant végétariennes, voir même végétaliennes, vegan, fructivore et crudivore, …
      Pour d’autres, les régimes sans viande ni poisson ne conviennent pas.
      Après avoir été 100% végétarienne pendant plusieurs années, je me suis aperçue que l’absence totale de consommation de chair animale ne me réussissait pas au niveau santé. Je suis donc revenue à une consommation modérée de viande et de poisson, à raison d’une à deux fois par semaine. Je n’achète que de la viande provenant d’élevages fermiers (agriculture raisonnée ou bio). Et ce régime me convient bien. De plus socialement c’est aussi beaucoup plus simple, car être végétarien en France reste pénible, ce n’est pas du tout dans les moeurs.
      Je suis allée cet été en Suisse à Zurich et dans tous les restaurants il y a au moins un plat végétarien au menu, même dans des endroits comme la cantine de l’université où le choix se limite à 2 plats.
      Chez nous, il y a encore de gros progrès à faire à ce niveau là !

  8. Jacques TURCHET dit :

    Christiane, Bonjour,
    Oui je suis tout à fait d’accord avec vous et je regrette que les études scientifiques nutritionnelles ne tiennent pas compte des tempérament, des groupes sanguins, de l’hérédité , du climat, des antécédents pathologiques, de l’état du système digestif. On ne devient pas végétarien par un coup de baguette magique, par la lecture d’un livre où les conseils d’un ami qui s’est guérit d’une pathologie grave par une hygiène alimentaire spécifique, supprimer les produits carnés est beaucoup plus compliqué que cela, l’important c’est de bien comprendre ce qu’est le végétarisme, et être persuadé de ses avantages, ensuite il faut étudier certaines bases de la biochimie des métabolismes pour ne pas faire de graves erreurs comme j’en ai vu trop souvent, ou commencer à le faire avec un professionnel convaincu et compétant n’étant pas sectaire. Tout cela demande une bonne dose de volonté et de persévérance .
    D’autre part il ne faut pas douter à chaque petit malaise car la désintoxication aux produits carnés ne se fait pas sans problème c’est souvent ici la cause d’échecs, si le sujet doute surtout ne pas insister au risque d’aller vers des carences très graves, c’est un peu comme un sevrage à l’alcool, ou au tabac. Durant ma longue expérience , j’ai vu des personnes d’un âges avancé ayant mangé de la viande toute leur vie, dont l’intestin était tellement en mauvais état ne plus pouvoir se passer de produits carnés car les sécrétions digestives n’étaient plus capables d’extraire et de synthétiser les acides aminés des végétaux , il ne faut surtout pas insister dans de tel cas, sauf exception car il y en a toujours, à ce stade j’en ai rencontrer une seule qui m’a prouvé que tout se passe dans la tête, je vais vous la raconter.
    Un jour un homme me téléphone complètement désespéré pour sa mère âgée de quatre vingt ans atteinte d’une forme d’eczéma purulent depuis quelques années que les moyens officiels n’arrivaient pas à stopper avec tout les protocoles et l’arsenal pharmaceutique relié à ces protocoles, j’ai donc accepté de recevoir cette dame que je connaissais bien car elle avait tenu une boucherie avec son mari proche de la commune où je résidait donc la viande et les amidons étaient sur la table chaque jour souvent le midi et le soir. Après avoir vu son état je ne savais pas trop quoi lui dire et je ne lui fait aucune promesse de guérison car c’était un gros chantier et un gros risque à courir mais j’aime bien les défis. Un long questionnaire sur ses habitudes alimentaires et une étude approfondie de son dossier médical m’avait édifié de son état digestif et de sa vitalité du moment, je lui ai donc expliqué ce que j’allais faire, avec tous les inconvénients et les petits malaises qu’elle allait avoir, en lui précisant bien qu’en cas de réactions violentes il fallait venir me voir immédiatement, je lui ai également bien précisé que cela allait être très dur, je pensais lui supprimer les produits canés par petites étapes et les amidons afin de ne pas trop brusquer les métabolismes. Suite à tout cela, je lui pose la question traditionnelle: vous sentez vous capable de mener à bien cette tentative à votre âge, voici sa réponse sans aucune hésitation car c’était une personne de fort caractère et volontaire: Monsieur pour pouvoir vivre normalement, je ferais n’importe quoi et ce que vous me proposez n’est pas bien méchant, j’ai bien compris le processus, j’y crois fermement et les petits malaises dont vous m’avez parlé ne me font pas peur, j’en ai vu d’autres, la connaissant, je n’en fut pas surpris, je dois dire qu’elle avait brûler les étapes et comme son état s’améliorait, elle était de plus en plus persuadée de sa guérison qui est arrivée au bout de six mois, elle avait complètement supprimé les produits carnés et tous les amidons lourds comme le pain, les pâtes sauf le riz, elle avait perdu du poids et s’en trouvait bien, son visage s’était complètement transformé même son fils n’en revenait pas, durant les années qui suivirent , elle est restée sur ces bases alimentaires sans aucun problème et aucune carence car je demandais des analyses biologiques de temps en temps car son mental était convaincu et il ,y avait aucune doute et aucune peur de carence. Je certifie sur l’honneur que ce récit est authentique tel que je l’ai vécu. Depuis cette expérience, j’ai étudié le pouvoir de l’esprit avec différents spécialistes renommés et effectué des stages de formation avec des scientifiques Américains qui m’on fait découvrir des expériences intéressantes, le mental est vraiment un facteur puissant que la médecine ignore beaucoup trop depuis bien longtemps.
    Ce récit s’applique à cette dame hors du commun il faut le reconnaître, peut être que sur une autre personne cela aurait été un échec complet mais je ne peux pas le dire. Mon conseil sera le suivant: surtout ne rien entreprendre sans une personne compétente pour vous guider dans les débuts et vous enseigner les base nécessaires en nutrition humaine.
    J.TURCHET

    • Marguerite dit :

      Merci beaucoup de partager une expérience aussi enrichissante. Très inspirant
      Je suis végétarienne depuis bientot 8mois et cela fait environ 3 ans que je mange que très peu de viande.
      Je dois dire qu’effectivement c’est un travail quotidien.
      Il faut vraiment vérifier a manger toujours assez de protéine (beaucoup de légumineuse, tofu) et aller chercher les vitamines nécessaires.

  9. Bieri dit :

    En réponse à un vieux post de Magnolia : les grands singes, en particulier les chimpanzés mangent de la viande! Et ils tuent d’autres singes également, ce que peu de gens savent.
    Je suis végétarienne alors je ne donnerai pas mon avis sur le reste, ce serai peu objectif 😉
    Merci pour ce site, bonne continuation !

  10. filou dit :

    Personnellement, depuis que je suis végétalien j’ai la peau plus lisse sur les bras/le visage, j’ai pris du muscle et ai gagné en force, mes cheveux sont plus doux, je suis moins fainéant, je mange que quand j’ai faim,… L’article est bien écrit mais je ne suis pas vraiment sûr quand à sa véracité. Selon moi, notre corps s’habitue à ce qu’on lui fournit avec le temps, la force augmente avec la prise de muscles qui augmente avec l’augmentation des poids lors des entraînements. Et puis, franchement,… à quoi ça sert de devenir monsieur gros tas de muscle? Pour ce qui est du développement du cerveau, les ancêtres de l’homme se sont nourri des millions d’années durant avec de la viande et pourtant ils vivaient caché dans les grottes. Ce n’est que lors du néolithique il y a 10000 ans que la société telle qu’on la connaît a commencée à se mettre en place et à se développer, avec l’apparition de l’agriculture.. Le cerveau de la femme est bien plus petit que celui de l’homme donc cet argument est un peu… machiste.

    http://www.unjoursansviande.be/anatomiecomparee.html

  11. Dhenri dit :

    Savez-vous que sur Terre, il y a plusieurs centaines de millions de végétariens ne présentant aucun problème de santé lié à ce régime ? Rien qu’en Inde, ils sont plus de quatre cent millions. L’alimentation végétarienne est extrêmement diversifiée, imaginative, très goûteuse, et ne manque de rien. Il serait bon de sortir d’un faux problème, lié essentiellement à une profonde ignorance des occidentaux, sur la plupart des autres façons de se nourrir dans le monde. L’ignorance est à l’origine de tout un pataquès de légendes et de superstitions et d’idées toutes faites, qui n’ont absolument rien à voir avec la réalité. Les possibilités de l’alimentation non carnée sont sans limites, et lorsqu’on l’adopte, il faut prendre la précaution de l’étudier en profondeur, et dans ce domaine, il y a de quoi apprendre tout le long d’une vie. C’est très sérieux, passionnant et exigeant, et c’est là un intérêt majeur de cette manière de vivre. On ne s’improvise pas végétarien, et encore moins végétalien. Cela ne peut pas être une lubie ou une mode, dans le but de faire comme tout le monde. On ne doit pas adopter ce régime pour faire plaisir aux amis, pour se démarquer, ou pour rentrer dans des cases, et encore moins pour se faire accepter dans une caste quelle qu’elle soit. C’est un chemin de vie à part entière, une démarche, une cohérence, une philosophie, une logique, à mener, avec délicatesse, avec beaucoup de détente, avec confort, avec légèreté, et surtout en dehors de tout fanatisme, et de tout prosélytisme. On ne convertit que soi-même, et on laisse les autres décider d’eux-mêmes et de leur vie toute entière. Celui qui juge est toujours un mauvais juge, car il juge à partir de son propre orgueil, et d’une trop grande idée qu’il se fait de lui-même. Bonheur et liberté à tous. Cordialement !

  12. Marianne Vivre dit :

    Ce blog parle de santé humaine, les propos moralisateurs n’ont rien à y faire, et respecter l’animal, c’est aussi respecter le droit de tout animal, humain compris, à manger selon ses besoins.

    Pour ce qui est de la santé, le végétalisme est une énorme erreur pour la plupart des gens, si ce n’est tous. Le végétarisme me semble correct pour certains, risqué pour d’autres : les laitages et les oeufs font partie des aliments qui provoquent le plus d’intolérances.

    Les arguments du type « moi j’ai arrêté la viande et je vais bien » ne valent rien :
    – d’abord parce que des tas de gens qui se gavent de plats préparés à base de détritus et d’additifs toxiques peuvent en dire autant,
    – ensuite parce que souvent ces gens ont de gros soucis de santé en sourdine qui se révèlent plus tard… et étant donné l’aveuglement religieux et l’acharnement inquisiteur de certains, on peut s’interroger sur leur santé mentale.

    L’humain est et a toujours été, génétiquement et anatomiquement, un animal omnivore.
    Ses lointains ancêtres de la lignée homo qui mangeaient très peu d’animal n’avaient ni son métabolisme, ni son intelligence.
    Il suffit de faire des recherches sans idéologie pour s’apercevoir rapidement que la propagande vegan est parfaitement absurde.

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